Eh bien,regarde qui meurt maintenant.Tu t'ouvres les veines pour avoir couché avec la première fille venue.J'ai toujours su que ça arriverait un jour.Peux-tu sentir le coeur battre trop vite ? Peux-tu goûter la peur dans sa sueur ? Ces draps vides à présent.Tes récits remplis de regrets.Tes poumons t'ont abandonné,ils ont cessé de respirer.Ton coeur est mort,il ne bat plus depuis un moment déjà.Quelque chose a terriblement mal tourné.Ne tremble pas,je déteste te voir ainsi.Je sais que tu suffoques,que tu as mal quand on te regarde.Nous avons brûlé à même le sol,il reste encore quelques cendres de notre amour.Ton coeur va mieu quand il est à moi.Les nuages pluvieux du matin voilent ma fenêtre et je ne peux rien voir,et même si je le pouvais,tout serait gris,mais ta photo sur mon mur me rappelle que ce n'est pas si grave.Je souris quand je la regarde.J'ai trop bu la nuit dernière,mes genoux sont noirs,ma tête n'est que douleur.J'ai des nausées.Mes mains flottent,elles te cherche,elles vont finir par mourir elles aussi.Quand je pleure,la lumière est blanche et je peux t'y voir.Je vais marcher sur l'eau,m'effacer de la bagarre.Dites-moi docteur,comment arreter un cauchemar.Ce n'est pas si facile,je m'électrocute souvent en pensant à toi.J'essaie d'enterrer cette pensée,je l'ai droguée et elle dort.Je peux ressentir tout ce que tu fais entendre tout ce que tu dis,même quand tu es à des kilomètres.Il ne fais nulle part aussi froid qu'ici.Viens vite.Allons,creusons un trou pour pouvoir nous y fondre.Je suis prise au piège.Ton poison coule dans mes veines.Te souviens-tu de cette nuit où j'ai du jouer à l'ange ? Bien que tu t'accrochais,une partie de toi était attirée par les démons.Je vais finalement ouvrir les stores,tu ne peux pas te cacher ici plus longtemps.Mon Dieu,tu devrais rincer ces yeux bouffis.Tu ne peux plus rester couché encore longtemps.Et oui,ils te demanderont où tu étais,et tu devras leur dire,encore et toujours.Nous avons vécu dans cette pièce ensemble,nous avons peint les murs.Je n'avais jamais réalisé combien je t'aimais avant que tu ne te mettes à dormir avec une autre.Mon coeur se trouve dans une grande faille et un sentiment de solitude enrobe mon lit.Maintenant le temps n'avance plus,il rampe.
Tu disais que tu te sentais comme un bleu sur un joli corps.