J'ai encore des années à tourner en rond,à t'attendre.

J'ai encore des années à tourner en rond,à t'attendre.
Je me réveille les yeux injectés de sang.Il y a du bavardage dans les rues,ça semble tellement familier.Ce sont ces coeurs agités qui ne se réparent jamais.Qui sera là après que le dernier ange se soit envolé? Parce que rien ne dure éternellement.Et on sait,tous les deux que les coeurs peuvent changer.Et c'est difficile de tenir une bougie sous la froide pluie de novembre.Allongée en train de pourrir là où j'tombe,j'suis morte de mauvaises intentions.Etouffée & enfoncée.Si je devais mourir demain c'est parce que tu m'a coupé l'air.Je veux me noyer en toi nuit après nuit,je veux te prendre dans mes bras juste retenir tes larmes sur mes épaules.Tout ce que je possède te ressemble.Je pourrais reposer ma tête,en sachant simplement que tu m'appartiens tout à moi.L'amour ancien demeure au plus profond de nous.Tu sais lorsqu'on aime on oublie la haine.L'amour c'est un sentiment,c'est l'air qu'on respire.Il frappe partout.L'amour vient une seule fois et n'aime pas les gens qui trainent.Je peux compter les étoiles et aussi les grains de sable,mais t'oublier j'en suis incapable.Et de nouveau je sens mon c½ur être malade auquel il ne reste pas d'autre solution que de t'aimer.


J'étais beaucoup trop jeune,pour m'approcher autant des nuages.

# Posté le lundi 11 août 2008 06:26

Modifié le mardi 03 novembre 2009 23:16

Il me souffle la vie dans mes poumons usés.

Il me souffle la vie dans mes poumons usés.
Ca doit être étrangement excitant de regarder le tortillement de tes os.Le goût de l'amertume palpable dans tes yeux laissent comme un vide.Ramasse les morceaux et assemble les moi.Dis moi que tout ira bien.Donne moi une raison de me relever.Je suis là,pour te rappeller du bordel que tu as laissé derrière toi quand tu es parti.Les intentions que tu ne connaîtras jamais,la raison pour laquelle je devais m'en aller.Je t'ai donné toute une période de douleur et de remords.M'as-tu oubliée,Monsieur? Et est-ce que tu penses à moi quand tu l'as baise? C'est comme une saison qui refuse de changer.Un hiver obstiné qui devient de plus en plus froid chaque jour.Donne moi quelque chose qui peut me réchauffer.Touche moi plus fort avec tes paumes.J'éprouve secrètement une envie,une grande envie de ce parfum à nouveau.Sent-le toujours pressant sur moi,sur chacun de mes membres.Il est partout,comme mon sang.Maintenant ma chair s'affaiblie,je renforce mes nerfs pour ne pas me briser.Je suis très loin de ce que j'étais hier,et avec le temps mes idéaux changent.Je sais que tu deviens nerveux quand tu me vois apparaître.Je sais que tu as toujours l'impression de reculer.Seule le long de l'avenue mes pas hésitent,mes doigts tâtonnent,et les jours s'étendent dehors,sous le soleil.Personne ne nait,et personne ne meurt,personne ne vit,donc personne ne pleure.Nous attendons juste pour voir ce que nous deviendrons.Ne me laisse pas hésiter,ne me laisse pas errer.Ne laisse pas la terre s'affaisser sur moi.Ne me laisse pas trébucher.


Toi t'es comme un nuage dans ma ville.Tu restes accroché là.

# Posté le jeudi 21 août 2008 10:21

Modifié le mardi 03 novembre 2009 23:16

Kat Von D.

Kat Von D.
Mon model.Elle me fascine, elle est parfaite.

# Posté le mardi 03 février 2009 17:04

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 23:19

Death makes angels of us all and gives us shoulders as ravens claws [Jim Morrison]

Death makes angels of us all and gives us shoulders as ravens claws [Jim Morrison]
"Il a sauté.Cyril a sauté.En étendant ses bras comme des ailes,largement.Sept étages plus bas,il y avait la rue.Une rue de dimanche matin,quasiment vide,des passants désoeuvrés,quelques clients sortant de la boulangerie,à peine deux trois voitures.Et une lumière grise de printemps urbain.Il a sauté.Juste avant,il avait marqué sur le mur du grenier ces vers de Bob Marley :"Open your eyes and look within'.Are you staisfed with the life you livin'?" au feutre bleu,d'une jolie écriture soignée,et signée de son pseudo préféré:Jimmy-le-Hippie.Il avait dû y réfléchir toute la nuit,en grillant cigarette sur cigarette.Préparé soigneusement sa sortie,peaufiner durant les longues,trés longues heures d'avant l'aube ce testament en forme de mise en scène.Cet effet de manche.A seize ans au moins un jour,exactement.Encore un effet de manche.Durant les longues,trop longues heures de cette interminable nuit,il avait dû penser qu'à ce départ en fanfare,ce coup d'éclat.Une manière comme les autres de faire le vide dans son esprit;de ne pas,surtout pas,évoquer la réalité.Le vertige,le bond dans l'espace.La chute.L'impact,surtout,ce choc fulgurant l'explosant de la tête aux pieds,le démantibulant,le désagrégeant."


Et l'éclaboussure rouge sur le trottoir.

Photo : Berenice par moi.

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 07:11

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 22:22

Un état mental tordu,déchiré entre deux mondes.

Un état mental tordu,déchiré entre deux mondes.
Les yeux vers l'écran,on regarde un film jusqu'au noir.Les yeux cernés,les mains froides,une bouteille d'alcool sur la table du salon.Une dernière scène romantique,j'analyse les rôles,encore.J'ai les larmes qui débordent.C'est fini,et mon coeur est sur le sol.Personne à mes côtés,je saigne à l'intérieur.Si un mot pouvais décrire ma vie maintenant,je choisirais "seul" ou bien "abandonné".J'étais si aveugle,je me souviens.Je riais à chacunes de tes histoires,de tes maladresses.Tu me disais que tu étais un sal type,que je ne te méritais pas.J'te croyais pas pourtant.Moi je t'aimais.Moi je t'aime.Parfois je pleure.J'ai besoin de quelqu'un pour me tenir serrée.J'ai besoin d'entendre ta respiration,de savoir que tu es là,pas loin.C'est tout mon être qui le sent, tout mon corps qui te le dit.Mes oreilles sont toujours prêtes et attentives à écouter un moindre balbutiement de tes lèvres, un petit battement de ton coeur.Je t'apelle en silence.Chaque cicatrice,chaque hurlement me rappelle la douleur,la souffrance,la mort que je respire.Je ne ressens plus, je ne me soucie plus.Les anges planent dans le ciel.Mon âme est vide, enrobée par l'obscurité.Seule et confuse,mais que suis-je ?Je vois des images en flashback, ma mémoire est épuisée.Chaque jour,ça recommence,je me lève et le sol tremble.Je suis paralysée.Je n'ai plus un seul équilibre,une raison d'avancer.J'écorche ma peau avec mes ongles,ça me bousille.Tes sentiments ont dû tomber en morceaux et se dissoudre dans mes veines...

# Posté le dimanche 24 août 2008 09:48

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 22:21

Tu t'es noyé,ce qui est vrai,moi je me noie dans mes pilules.

Tu t'es noyé,ce qui est vrai,moi je me noie dans mes pilules.
Eh bien,regarde qui meurt maintenant.Tu t'ouvres les veines pour avoir couché avec la première fille venue.J'ai toujours su que ça arriverait un jour.Peux-tu sentir le coeur battre trop vite ? Peux-tu goûter la peur dans sa sueur ? Ces draps vides à présent.Tes récits remplis de regrets.Tes poumons t'ont abandonné,ils ont cessé de respirer.Ton coeur est mort,il ne bat plus depuis un moment déjà.Quelque chose a terriblement mal tourné.Ne tremble pas,je déteste te voir ainsi.Je sais que tu suffoques,que tu as mal quand on te regarde.Nous avons brûlé à même le sol,il reste encore quelques cendres de notre amour.Ton coeur va mieu quand il est à moi.Les nuages pluvieux du matin voilent ma fenêtre et je ne peux rien voir,et même si je le pouvais,tout serait gris,mais ta photo sur mon mur me rappelle que ce n'est pas si grave.Je souris quand je la regarde.J'ai trop bu la nuit dernière,mes genoux sont noirs,ma tête n'est que douleur.J'ai des nausées.Mes mains flottent,elles te cherche,elles vont finir par mourir elles aussi.Quand je pleure,la lumière est blanche et je peux t'y voir.Je vais marcher sur l'eau,m'effacer de la bagarre.Dites-moi docteur,comment arreter un cauchemar.Ce n'est pas si facile,je m'électrocute souvent en pensant à toi.J'essaie d'enterrer cette pensée,je l'ai droguée et elle dort.Je peux ressentir tout ce que tu fais entendre tout ce que tu dis,même quand tu es à des kilomètres.Il ne fais nulle part aussi froid qu'ici.Viens vite.Allons,creusons un trou pour pouvoir nous y fondre.Je suis prise au piège.Ton poison coule dans mes veines.Te souviens-tu de cette nuit où j'ai du jouer à l'ange ? Bien que tu t'accrochais,une partie de toi était attirée par les démons.Je vais finalement ouvrir les stores,tu ne peux pas te cacher ici plus longtemps.Mon Dieu,tu devrais rincer ces yeux bouffis.Tu ne peux plus rester couché encore longtemps.Et oui,ils te demanderont où tu étais,et tu devras leur dire,encore et toujours.Nous avons vécu dans cette pièce ensemble,nous avons peint les murs.Je n'avais jamais réalisé combien je t'aimais avant que tu ne te mettes à dormir avec une autre.Mon coeur se trouve dans une grande faille et un sentiment de solitude enrobe mon lit.Maintenant le temps n'avance plus,il rampe.


Tu disais que tu te sentais comme un bleu sur un joli corps.

# Posté le mardi 15 juillet 2008 20:13

Modifié le mardi 03 novembre 2009 23:15