Trop grande quand tu n'es pas là.J'y perdrai mon sang-froid dans cette chambre.Je me rapprocherai de ton corps chaud pour m'endormir,comme si les doux battements de ton c½ur n'avaient jamais quitté cet endroit.Le crépuscule s'engouffre par la fenêtre.Rien n'a bougé,cette chambre est-elle abandonnée ? Mes voeux débordent au loin.Le ciel qui semble sur le point de pleurer,se moque-t-il de moi ? J'ai la sensation de sombrer,de ne plus exister.Si je ne sens pas ta peau,je vais perdre mon contrôle,éclater en sanglots,gémir ton prénom partout ou j'irais.Je me ferais du mal.Le ciel qui commence à pleurer m'a-t-il oublié ? Quand tu n'es pas là je ne peux plus dormir,les nuits en sont même inutiles.Rejoins moi,et endors toi avec moi.Une larme écarlate coule profondément de mon cou.Quatrième heure de pluie et je sombre vers le gouffre de la mélancolie.Ténèbres,ténèbres partout.Nos soupirs broyés en mille morceaux.Tes répliques qui font grincer les dents s'explosent contre les murs.Je suis une silhouette et tu cours après moi comme un enfant.J'ai fais un rêve merveilleux la nuit dernière,sans douleur ni souffrance,mais l'éclat de lumière tout juste entrevu a tout balayé.Sentant tout d'un coup ton souffle,mes sens s'engourdirent.Je n'entends plus un son je n'entends plus que toi.Tous les baisers perdus et les larmes fugitives ne peuvent pas réparer la plaie.Puis,il y a un milliard de rues pour marcher en bas,dans cette ville de coeurs bléssés.Maintenant je ne sais pas si je pourrais prendre une autre main que la tienne.Il y aura toujours un endroit pour toi dans mes bras.Tu vois je croyais que l'amour était blanc ou noir,que ça allait bien ou que ça allait mal,mais tu ne t'en vas pas sans égratinures et je pense que je suis tout autant déchirée de l'intérieur.Je regarde le vide sous mes pieds,je pourrais me laisser tomber,tu es en haut, je vais chuter.
Cette nuit où nous dansons au pied du gratte-ciel n'est qu'illusion.
Ce soir,devant ces étrangers,j'ai été battue à mort .
Photo : Lucas par moi.